jeudi 24 avril 2008

INALCO

C'était essentiellement des cours du soir. Assez tard en général, mais tant mieux, la nuit a ses charmes. Elle et ses réverbères orangés, Paris en silence. Plus de klaxons, ni d'autos. Quelques taxis qui ronflent et une légère brise. Des étudiants ici et là, des silhouettes qui errent dans les rues de la capitale. Pour eux, la journée n'est pas terminée.

A Dauphine, les néons sont restés éclairés, comme si on avait oublié de les éteindre. Pas un chat dans les couloirs, pourtant il y a plus d'une centaines d'âmes qui vit entre ces murs.

Le soir, vous allez section Langues Orientales, vous retrouvez tous ces visages. Certains encore frigants ; éteints pour la plupart. Ces gens que vous voyez tout le temps qui ne vous parlent jamais. Vous ne connaissez pas leur nom, vous ignorez jusqu'à leur prénom. Toutes ces semaines qui passent sans un mot. Puis un soir sans raison ils viennent vous parler, ils viennent discuter, et c'est comme si vous vous connaissiez depuis toujours.



 
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