lundi 14 avril 2008

Mes fesses sous surveillance

Aujourd'hui, enfin hier, j'avais un rencart avec un certain procto. Vous savez, les hémorroïdes et tout le tralala. Donc, je prends le métro, je me perds dans les rues, je recois le texto d'un certain Sébastien, un petit salopard de mon groupe de TD, il me dit qu'il veut qu'on se voit pour réviser ensemble la macro. OK. Je l'envoie chier poliment vous me connaissez, il me retextote, il me demande si on peut se voir avant le partiel de macro, je ne le réponds pas.

Ca m'a turlupiné un peu le cerveau son histoire à la con. J'avais l'impression qu'il voulait vraiment trop me voir. Bon. Allons-y franchement, je m'étais dit qu'il était homo et qu'il voulait que je lui enfile la bite. Un peu farfetched n'est-ce pas ? J'arrêtais pas de penser à ça. Comment un homme peut-il, bordel de putain de sa grand-mère la connasse, vouloir, ou même avoir l'idée de vouloir, faire des petites choses avec un autre homme ? Petite parenthèse, quand je pensais à ça j'étais déjà en train de décrire à l'examinateur d'anus mes ennuis de trou qui gratte. En même temps, me suis mis à imaginer des trucs horribles, vous savez, la pénétration anale, il y a des filles qui aiment un peu ça quand on les force.

"Vous connaissez la tradition ici, la position n'est pas très poétique..."

Hein ? Comment ça ?

Mosère furquinge bastard ! T'imagines ça ? Le bonhomme il te plante sa carotte grosse comme une courgette dans l'orifice dans le petit trou. Il desserre le sphincter au maximum, et s'amuse comme un enfant.

"Je vais commencer par un..."

Oh !

Et voilà comment ça a commencé.

Son doigt, il devait faire au moins 20 centimètres de long, comme celui d'E.T., il l'a mis tellement vite, avec une tel puissance et surtout tellement loin ! Oh mon dieu, sapristi de saperlipopette de ta mère !

"Tu fous quoi enculé ?" lui hurlais-je dans mon for intérieur, la grimace aux lèvres.

En tout cas, ça glissait comme à la patinoire.

"...touché rectal, c'est très désagréable mais ça ne fait pas mal."

L'aurait pu me l'dire plus tôt ce vieux pochetron. J'avais l'impression qu'il m'agrandissait les intestins car il faissait des espèces de cercles avec son doigt. A ce moment là je ne pensais plus au truc de gays, je subissais le truc. Dans fond, un doigt c'est un peu comme une bite... Après avoir fini sa gymnastique du doigt me suis dit que, diable, enculé, je ne serais, de ma vie, jamais jamais jamais homo ! Je me ferais jamais jamais surprendre par un homo sapiens à bite ! En fait, j'ai même eu le temps de finir de penser ça qu'il m'avait refourré son doigt dans le cul. C't enculé, j'étais en train de me redresser qu'il me dit de me remettre sur les coudes. Il a fait ça plusieurs fois, il retire son doigt viril, il le remet, il le réenlève. Bâtard, tu veux pas une Game Boy aussi ? Au bout de la troisième fois, ça a tilté dans ma tête. Il veut me faire ça à moi ! Sébastien de putain de biberonneur de sperme ! Alors comme ça il a envie de vider ses couilles sur ma tronche ? Sacrebleu ! Trépasse si je faiblis ! Il retire son doigt de proctologue, c'était comme un lézard son doigt, ou plutôt un serpent.

"Voilà, c'est terminé."

Je lâche un gros soupire, "la vie est un travail qu'il faut faire debout" (Alain). Je me redresse doucement car ça sent tout bizarre dans le ventre et je me rends compte avec horreur que je bandais comme un âne baté. J'avais la queue tellement dure, prête à péter, l'érection était si puissante que la pointe de ma pine dégoulinait. Nom d'une bite en bois. La honte ! La grosse te-hon ! Il me file une serviette pour m'essuyer le cul, je m'essuis la bite. Qu'est-ce qu'il m'arrive là ? Je regarde vite fait si j'ai pas éjaculé par inadvertance. Aucune trace de sperme. Je regarde le procto... il se lave les mains et regarde droit devant lui (càd il fixe le mur blanc tel Brad Pitt face à son mirroir) Putain, il est ultra gêné... Il ose pas me regarder moi et mon pénis d'animal en rutte, oh le truc de sa mère la ouf. Je me rhabille en silence, lui c'est comme s'il ne me voyait pas. Mon sexe était encore si enflé que j'avais du mal à remettre mon slip.

Marde, ça se trouve il m'a branlé pendant que j'avais les yeux fermés... mais qu'est-ce que je raconte. Tout ça à cause de deux textos et d'un homosexuel-like.



 
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